Épisode podcast

~ Dialogue avec Axel Deval ~

  • Axel Deval
    par Le son et la plume

    Ce mois-ci dans Le Son et la Plume on explore les mélancoliques « Quartiers Fantômes » d’Axel […]

Axel Deval

Axel Deval : Quartiers fantômes

Entrevue avec Axel Deval

LSP : Bonjour Axel Deval et merci d’avoir répondu à l’invitation du son et la plume.

Axel Deval : Bonjour, merci à toi.

LSP : Axel, un dernier album, Quartier fantôme, qui semble naviguer dans les paysages urbains chargés d’histoire et d’âme.

Axel Deval : Oui, et bien cet album, il est sorti à l’automne et j’ai travaillé dessus pendant plusieurs années. C’est un album que j’ai voulu justement un peu comme une sorte de balade, de visite comme ça d’endroits dans lesquels on vit, dans lesquels on se projette et dans lesquels on a vécu des choses aussi. Voilà, qui est coloré un peu de toute notre histoire, de tout ça, avec pour chaque chanson un micro univers bien précis quoi. Une sorte de bulle, voilà, qui immerge l’auditeur. Des bulles très différentes, euh, mais qui, mises ensemble, sont aussi très cohérentes.

LSP : Un peu comme si on voyageait dans des mondes.

Axel Deval : J’aime bien l’idée, c’est vrai. Mais même au sein des chansons, j’aime bien l’idée. Effectivement, quand un refrain arrive, il y a des modulations, par exemple qu’on a l’impression de franchir comme ça des portes avec des paysages nouveaux qui s’offrent à nous. C’est quelque chose que j’aime beaucoup dans le… dans l’écriture. L’anthropocène… L’anthropocène, c’est le premier single qui a été diffusé de cet album, et j’ai travaillé dessus il y a un petit moment. En fait, j’avais envie d’écrire… C’est un moment, une période où j’allais beaucoup à Londres et quand je rentrais à Paris, je trouvais qu’à ce moment-là, parce que bon, les choses ont un peu changé, j’étais un peu… enfin, à l’époque, beaucoup de travaux à Paris, c’est un peu sale, et euh, et puis j’allais beaucoup par Rouen aussi, qui est ma ville d’origine et qui est une ville très industrialisée.

Toute la Normandie, la vallée de la Seine est très industrialisée. Et donc, vivant dans ce décor-là, je… je… et ne souhaitant pas aller vivre à Londres, même si j’y allais beaucoup, mais ça a été une question à un moment donné, je me suis dit qu’il fallait vivre avec tout ça et arriver à réinsuffler de la poésie dans un… bah voilà, un décor que dans lequel on est où l’on vit et qui répond à nos besoins. Et donc, il fallait trouver de la beauté là-dedans. Trouver de la beauté en tout cas. La définition de l’anthropocène, c’est une période théorique dans l’histoire du monde dans laquelle l’homme a pris le dessus sur le l’environnement, enfin, sur la nature. C’est que l’homme ne se soumet plus à la nature, mais la nature se soumet en fait aux activités humaines.

Et et donc voilà, l’anthropocène, c’est une sorte de tableau un peu avec un refrain chanté par des enfants. Des enfants qui regardent le monde des adultes et qui n’ont pas choisi, en fait, d’être là et qui rient, qui sourient, qui vivent, en fait, dans l’environnement qu’on leur propose sans se poser de questions. Et et l’idée, c’est un peu de ça, c’est un peu de retrouver cette naïveté euh dans un paysage euh que l’on peut voir au présent, en fait, avec des yeux, des… un regard un peu naïf comme ça. Voilà, c’était l’idée de cette chanson qui se passe dans une Normandie réchauffée, en fait. Une Normandie du futur, euh, avec voilà, des des références assez un peu un peu un peu tropicales, un peu une ambiance un peu moite, en fait, d’hiver chaud.

LSP : On a cette pochette qui nous rappelle un peu la jungle psychédélique avec les couleurs.

Axel Deval : Euh oui, alors en fait euh, effectivement, en fait, c’est parti d’un d’un tableau de de Chris Morin et voilà, que j’avais vu à une fois euh, un salon. Il m’a marqué ce tableau. Maintenant, il est beaucoup plus connu. Et en fait, on voit Paris envahi d’une végétation tropicale avec des flamants roses, un lion sur l’Arc de Triomphe et cetera. C’est une série de tableaux. Et c’est vrai que ça m’avait marqué, surtout à un moment, il faisait très chaud à Paris.

Moi, je vivais sous les toits et du coup, j’étais vraiment envahi par cette image. Et quand j’allais en Angleterre, j’y allais… J’y suis beaucoup allé, mais surtout l’hiver, il y avait beaucoup de brumes. J’y allais en bus, en plus. Donc, je traversais des paysages complètement déserts et embrumés. Il y avait un contraste saisissant entre le Paris dans lequel je vivais et puis le… cette image du nord que j’avais dans ce long périple parce qu’en fait, c’est long d’aller en Angleterre en bus. Il y a quand même 9h, 9h30. Donc, c’est ce contraste en fait entre les deux qui est donc à l’origine de l’album en général et l’anthropocène.

LSP : Tu as parlé à plusieurs reprises de l’Angleterre. Quel est ton lien avec l’Angleterre ?

Axel Deval : J’écoute beaucoup de la pop britannique depuis tout petit. Euh, et puis en Normandie, à Rouen, on est assez proche quand même. Il y a des, comment dire, culturellement, il y a une influence assez forte dans la musique. Ça, c’est une évidence, beaucoup plus qu’à Paris. C’est la ville dans laquelle je vais pour prendre du recul. Et voilà.

LSP : Comment tu qualifies ta musique ?

Axel Deval : C’est de la pop, c’est de la chanson française axée sur la poésie quand même parce que les textes sont très importants. C’est pour ça que je cite souvent des artistes comme Nick Cave, Leonard Cohen, Ginsbourg aussi parce que ce sont des artistes qui euh qui ont ce… qui sont tous pop, euh, pop rock quoi même. Euh, mais en tout cas, c’est une… c’est une musique dans laquelle le texte est vraiment mis en avant euh, voilà, qui a son importance quoi. C’est vrai qu’une chanson peut tenir que sur le texte quoi.

LSP : Parlons justement de tes textes que l’on qualifie de poétiques, de mélancolique. Est-ce qu’il y a nécessité d’avoir une posture ou un mood pour exprimer certaines émotions ou elles te viennent de manière naturelle ?

Axel Deval : Ben écoute, c’est intéressant que tu me poses cette question parce que je suis en plein dedans. Je suis un peu sur la fin de la promo de « Quartier fantôme » et puis j’avais une série de concerts pour présenter un peu ce travail, mais j’avais besoin de recréer de nouvelles chansons pour étayer euh ce qui pourrait être un futur projet.

J’avais une période là vraiment où je pouvais ne rien faire, enfin vraiment avoir l’esprit complètement libre. Et du coup, je m’impose des moments d’écriture. Je marche énormément, tu vois, avec mon carnet. Je ne suis pas sur les réseaux sociaux. Je marche, je marche et je nourris cette idée d’écrire en essayant d’aller observer le fond de mes émotions, tu vois. Une volonté aussi de solitude, tu vois. Je m’impose plusieurs semaines sans voir personne pour aller au bout de mon observation extérieure et intérieure.

Après, il y a des chansons qui sont un peu accidentelles. C’est-à-dire que tu vis un truc et bim, tu écris, tu ne sais pas d’où ça vient. Et ça, je l’avais observé très tôt, si tu veux. Euh enfin voilà, je veux dire au début quoi de cette démarche. Il y a un processus précis comme l’anthropocène, tu vois, j’ai une idée, je la marque sur le mur ou sur mon carnet et je vais me mettre en disposition. Je vais me mettre en en état, je vais réserver comme ça une plage, de solitude de plusieurs semaines pour sans jamais savoir si je vais y arriver. Mais pour l’instant, j’y suis toujours arrivé.

Tu ne sais pas si la chanson va arriver un jour, tu ne sais pas si le truc va apparaître, mais j’ai la foi en fait et ça finit par venir après comme ça plusieurs semaines de grande remise en question. Ce n’est pas très confortable, mais le résultat, j’en suis plutôt content. Enfin, je sais quand une chanson est un truc ou pas, je sais tout de suite. Généralement, c’est à l’écriture, il y a même pas besoin d’enregistrer. Avant, une chanson que je ne sens pas, si je n’ai pas le frisson à l’écriture, c’est poubelle.

LSP : OK, tu pars à pied, tu fais des kilomètres, plusieurs kilomètres à pied. Ma question, elle peut paraître un peu incongrue, mais est-ce que tu reviens à pied ou ta chanson qui se construit, elle revient en transport en commun ?

Axel Deval : Ah non, non, non, je fais que l’allée (rire). Ce serait comme faire une chanson à l’envers, en fait, de refaire le trajet à l’envers. Tu as raison, en fait. Jamais je ne rentre à pied. Ça part toujours de chez moi aussi. Donc, tu vois, je ne prends pas un métro pour aller à tel endroit pour aller marcher. Ça part de chez moi pour aller à un endroit et ensuite je reviens comme une chanson. En fait, les chansons, c’est ça. Tu reviens à toi, puis tu emmènes les gens ailleurs, et puis, ensuite, la chanson suivante, tu reviens à toi et tu emmènes les gens ailleurs. Il y a un espèce de centre de gravité comme ça.

LSP : Tu évoquais Nick Cave, Leonard Cohen, Ginsbourg et ils sont aussi des auteurs qui t’ont marqué, influencé. Il y en a d’autres ?

Axel Deval : J’ai beaucoup beaucoup écouté les Beatles tout petit, ils ont toujours été là. Euh, mais après j’écoute plein plein plein plein de choses. J’ai écouté beaucoup de… Tu vois, à une époque j’écoutais beaucoup de rap, je n’écoutais rien d’autre quand j’étais ado. Euh, ça durait quand même assez longtemps cette période. J’ai écouté beaucoup de grunge, tu vois. Après, euh, là j’écoute… J’en écoute Alex Beaupain, une BO de film. J’avais bossé sur ce film, il y a une scène qui m’avait transporté. Et euh donc j’écoute cette BO qui me qui m’emmène complètement ailleurs. Euh, j’adore Beaupain. J’adore. Je n’avais pas écouté depuis 10 ans, tu vois. Et là, je je suis à nouveau complètement ébloui par ce qu’il fait quoi.

LSP ; Axel, si tes chansons étaient une carte postale, à qui tu l’enverrais ?

Axel Deval : Mais écoute, c’est marrant parce que je l’ai déposé dans le dans la boîte aux lettres justement du viol du violoniste de Nick Cave, qui habite en région parisienne. Je l’ai déposé dans sa boîte aux lettres un peu comme une carte postale. Je n’attendais rien, mais j’ai mis un petit mot et je trouvais ça rigolo, en fait. J’avais mis un soleil sur une carte de visite, j’avais dessiné un soleil, tu vois. J’ai déposé aussi mon l’album à un ami qui est à Londres. Bah, je n’ai pas mis de soleil. J’ai mis euh j’ai mis des fantômes surs à côté de mon petit mot parce que Londres, pour moi, c’est une une chasse une chasse aux fantômes. J’ai exploré plein d’endroits à Londres un peu hantés. J’ai adoré explorer des zones hyper glauques. Et du coup, j’ai laissé ce cet album quand je suis parti de chez lui en janvier avec des petits fantômes parce qu’il s’appelle Quartier fantôme l’album, mais j’ai pas mis j’ai pas mis des fantômes sur la carte pour le violoniste. Donc, je ne sais pas, ça dépend de la personne quoi.

LSP : Si quelques mots devaient prendre vie de ton album Quartier fantôme, ça serait lesquels ?

Axel Deval : Bah, il y a des verbes que j’utilise, briller, par exemple, c’est un verbe que j’utilise souvent. Euh, sombre aussi, tu vois. C’est vrai que j’aime beaucoup un peu l’éclair obscur. J’adore naviguer entre les deux quoi. Même émotionnellement, je peux descendre très bas et monter haut.

Et la mélodie, à quel moment elle arrive ?

Axel Deval : Je ne sais pas quand elle arrive. J’essaie d’avoir, de toute façon j’ai toujours mon carnet avec moi. J’ai toujours de quoi enregistrer en cas où ça arriverait. Parfois, j’ai des arrangements qui viennent. Je suis dans le métro, j’ai une idée. Je sais que l’idée ne va pas rester, elle passe, elle est fugace. Tu vois, c’est comme les rêves. Les rêves, j’ai tu vois, je note toujours les rêves parce qu’un rêve, si tu le notes au réveil, 10 ans plus tard, même sans le relire, 10 ans plus tard, tu t’en rappelles. Tu l’as fixé, tu t’en rappelles. Et, en fait, j’écris mes mélodies comme ça, je les enregistre. Même si je ne réécoute pas, ça me fait retenir, en fait. J’avais entendu une interview de je sais plus qui, c’était McCartney, je sais plus qui disait qu’en fait, à l’époque, au début des Beatles, il n’y avait pas de pas d’enregistreur et du coup, ça faisait le tri.

Autrement dit, quand ils se remémorent une mélodie ou une chanson qu’ils avaient appréciée la veille, ils se souviennent qu’elle était réellement bonne. Je pense, souvent à ce à cette anecdote et quand je trouve une mélodie, si le lendemain, je l’ai encore dans la tête, elle m’obsède encore, c’est plutôt bon signe.

J’adore les premières parties, surtout, quand tu es invité, enfin, une première partie, tu n’as aucune pression, en fait. Tu es juste là pour te faire plaisir parce qu’un concert, quand même, – il faut remplir la salle. Avoir un œil sur la jauge les semaines avant. Il y a un vrai travail avec des musiciens. Enfin, voilà, tu dois emmener les gens sur une quinzaine de titres. Construire un set, c’est comme construire un album, c’est qu’il ne faut pas qu’il y ait de temps mort.

Je trouve qu’il n’y a rien de pire pendant le concert que de s’emmerder un titre, deux titres, trois titres, même si c’est bien, même si tu as aimé le début du concert ou la fin -. Donc, les premières parties ce n’est pas pareil. Euh c’est pas le même travail. Les premières parties, tu n’as juste rien à faire, en fais. Tu pointes, tu joues, tu prends plaisir et euh et voilà. Donc, j’ai le trac toujours, mais je n’ai pas de pression.

LSP : Quel est ton album préféré des Beatles ou un de tes albums préférés, s’il y en a ?

Axel Deval : Écoute, l’Album blanc est toujours adoré. Euh, il est très très épuré. Euh, « Happiness is a warm gun », tu vois. Je trouve que c’est une chanson qui est qui a tellement de phases émotionnelles. C’est incroyable ce voyage émotionnel dans cette chanson. Elle monte très haut, elle descend très bas, elle est très douce. En même temps, il y a une disto complètement cradingue, tu vois, avant-gardiste hard rock quoi. Enfin, je trouve que cette chanson, ouais, me fascine. Euh après j’aime beaucoup d’albums, mais c’est vrai que, celui-là, il y a quelque chose de très fragile dedans quoi, qui que j’adore.

George Harrison a amené des instruments qu’il allait découvrir lors de ses voyages en Inde, entre autres le sitar. Est-ce que toi, il y a des instruments euh que tu aimerais ou en introduire auxquels tu as pensé ou où tu n’as pas osé ou ce n’était peut-être pas le moment ? Est-ce qu’il y a des sonorités, des instruments auxquels tu penses ?

Axel Deval : Euh non, non, j’aime bien intégrer des instruments classiques, tu vois. Par exemple, j’adore le cor d’harmonie, tu vois. Euh je avec le piano, ça se marie très très bien. Moi, j’adore. Enfin, j’ai envie de… Je fais la j’ai fait la trompette moi pendant 10 ans. Donc j’essaie de faire des maquettes avec la trompette. Je pitche en pour essayer de faire un semblant de cor d’harmonie. Les cordes j’adore. C’est très important pour moi les cordes dans une chanson. Le piano et les cordes. Enfin, le violoncelle, ça, c’est même plus important. Je veux dire que je peux autant je peux me passer d’une batterie, de même d’une basse ou d’une guitare, autant de cordes, c’est compliqué.

LSP : Si ta musique pouvait changer une chose dans le monde… Restons allons un peu dans l’utopie de la de la chanson et de de sa force à construire le rêve et le monde, si elle changerait quoi ou ?

Axel Deval : Je ne sais pas si ça peut changer quoi que ce soit, mais c’est c’est un peu ça la vie aussi quoi. Savoir s’arrêter, puis regarder, contempler. Et les concerts, c’est un peu ça, jouer, c’est un peu ça. C’est tout à coup tu emmènes les gens dans un état, un état, un instant suspendu, tu vois, où le temps s’arrête, où les gens sont juste en état vibratoire, tu vois. Pour moi, c’est un peu comme un état spirituel, tu vois. La spiritualité, c’est quand même un état vers lequel tend l’humanité, tu vois, un état d’élévation. Je ne sais pas, mais si à toute petite échelle, quand je joue une chanson, les gens vivent un état un peu comme ça, sont dans un un instant, un état un peu, tu vois, d’arrêt et de ressenti, et peut-être d’élévation émotionnelle, enfin de… sans prétention, hein. C’est tu vois, c’est juste je ressens quand je joue, tu vois, tout à coup il y a pas de il y a plus de soucis, il y a plus rien, il y a plus de… tout est vibratoire.

LSP : Et ben, on arrive au terme de notre échange. Axel de Val, merci d’avoir accepté l’invitation. On se dit à très vite.

Axel Deval : Merci. C’était très cool.

Axel Deval : Biographie

Axel Deval est un auteur-compositeur-interprète français, dont l’univers musical se caractérise par une chanson française contemporaine poétique et introspective, souvent teintée d’une mélancolie douce et d’une observation sensible du monde. Son parcours artistique est marqué par une richesse d’expériences, allant de son enfance au sein des Petits Chanteurs à la Croix de Bois à ses projets solo acclamés.

Axel Deval développe très tôt une affinité pour la musique. Il apprend le piano et la trompette dès son jeune âge, des instruments qui façonneront sa sensibilité musicale. Une étape marquante de sa jeunesse est son intégration aux Petits Chanteurs à la Croix de Bois. Pendant plusieurs années, il parcourt la France et le monde avec cette institution musicale, se produisant sur des scènes prestigieuses et partageant l’affiche avec des artistes de renom tels que Line Renaud et Charles Aznavour. Cette expérience lui offre une formation musicale solide, une discipline de la scène et une ouverture sur des répertoires variés.

Après cette période formatrice, Axel Deval poursuit son chemin musical en explorant ses propres compositions. Il s’installe à Paris, où il affine son écriture et son style. Ses chansons se distinguent par des textes ciselés et évocateurs, abordant des thèmes universels tels que les relations humaines, la solitude, les questionnements existentiels et les nuances de la société contemporaine. Son regard, bien que parfois désenchanté, reste empreint d’une profonde humanité et d’une sensibilité à fleur de peau.

Sur le plan musical, Axel Deval puise ses influences dans un large spectre, allant des groupes anglais des années 70 et 80 à des figures emblématiques comme Nick Cave et Étienne Daho. Ses arrangements sont souvent riches et soignés, créant des atmosphères à la fois intimes et prenantes. Son interprétation se caractérise par une intensité émotionnelle palpable et une voix qui porte la profondeur de ses textes.

Au fil des ans, Axel Deval a sorti plusieurs albums qui témoignent de son évolution artistique :

  • Humains malgré tout (2015) : Un premier album qui pose les bases de son univers, explorant déjà les thèmes qui lui sont chers avec une écriture poétique affirmée.
  • Transgenèse (2019) : Un album qui marque une évolution sonore et thématique, explorant peut-être des territoires plus introspectifs ou des sonorités nouvelles.
  • Quartiers Fantômes (2024) : Son album le plus récent, sorti en octobre 2024, est présenté comme un voyage à travers des ambiances variées, mêlant des textes poétiques à des sonorités rock et urbaines. Cet album semble confirmer sa place dans le paysage de la chanson française contemporaine.

Parallèlement à ses projets personnels, Axel Deval a également eu l’occasion de se produire en première partie de plusieurs artistes reconnus, notamment Aliose, une artiste révélée aux Victoires de la Musique. Ces expériences lui ont permis de toucher un public plus large et de partager sa musique sur différentes scènes.

En plus de sa carrière musicale, Axel Deval a également fait quelques incursions dans le monde du cinéma et de la télévision. Il apparaît notamment dans le film « Les Chèvres » (2024) et la série « Made in France ». Une fiche mentionne également son rôle de « Peintre de Mazarin » dans « Les Chèvres », suggérant peut-être une autre facette artistique ou une implication particulière dans ce projet. On le retrouvera également dans le film « Champagne Problems » (prévu pour 2025) et un épisode de la série « Joséphine Ange Gardien » (2025).

Axel Deval continue de tracer son chemin dans le paysage musical français, avec une écriture sensible et engagée et une présence scénique captivante. Son œuvre invite à la contemplation, à la réflexion sur la condition humaine et à l’appréciation de la beauté fragile du quotidien. Il est un artiste dont la voix et les mots résonnent longtemps après l’écoute.

Pour suivre son actualité et découvrir sa musique, on peut le retrouver sur les plateformes de streaming musical comme Deezer et sur YouTube, où il partage ses clips et ses chansons. Il se produit également régulièrement en concert, offrant à son public une expérience live intense et personnelle.

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